BERNARD-MARIE KOLTÈS est né à Metz le 9 avril 1948.

Études secondaires au Collège Saint Clément à Metz.
Études de piano, puis d’orgue avec Louis THIRY.

Quelques semaines de présence à l’école de journalisme de Strasbourg (1967).

Il choisit définitivement d’écrire pour le théâtre après avoir vu à la Comédie de l’Est, Maria CASARES dans Médéa, mise en scène par George LAVELLI.

1968 : trois jours de découverte de New-York.

Il entre à la section « régie » de l’école du nouveau Théâtre National de Strasbourg, où il passe quelques mois, puis fonde immédiatement une troupe, le Théâtre du Quai, pour laquelle il écrit plusieurs pièces qu’il met en scène lui-même : Les amertumes (1970), La marche et Procès ivre (1971), Récits morts (1973).

Hubert GIGNOUX, directeur du T.N.S., le remarque alors. Il sera, des années durant, son principal interlocuteur.

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Il écrit L’héritage (1972) et Des voix sourdes (1973), qui sont enregistrées à l’ORTF de Strasbourg dans une réalisation de Jacques TARONI avec les comédiens du Théâtre du Quai, puis pour l’émission de Lucien ATTOUN à France Culture.

Récits morts est adapté sous le titre La nuit perdue pour un film qu’il tourne en Alsace avec sa troupe. Ce film ne sera jamais complètement achevé.

Hiver 1973, voyage en URSS (Allemagne de l’Est, Kiev, Moscou, Léningrad)

Strasbourg. Séjours à Paris et à Pralognan, dans la maison familiale de Savoie.

En 1974, il écrit Le jour des meurtres dans l’histoire d’Hamlet.

Strasbourg : dépendance aux drogues.

En 1975, long refuge à Pralognan. Il adhère au Parti Communiste dans la cellule locale.

En 1976, il y écrit La fuite à cheval très loin dans la ville.

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1977, BERNARD-MARIE KOLTÈS s’installe à Paris où il écrit La nuit juste avant les forêts, aussitôt interprétée par Yves FERRY dans le cadre du Festival Off d’Avignon. Ce sera sa dernière mise en scène.
Dès l’automne, il commence l’écriture de Salinger, commande de Bruno BOËGLIN qui le met en scène à l’El Dorado de Lyon en 1978.

La nuit juste avant les forêts est montée par Pierre AUDI au Festival d’Edimbourg en 1981, puis à Munich, Vienne, Fribourg, Francfort, Mons, Rennes, Amsterdam, Milan, Copenhague, Oslo… Cette pièce fait connaître le jeune auteur en France et en Europe.

Voyage au Nigeria, février 1978.

Voyage au Nicaragua, Guatemala, Mexique (été, automne 1978). Pendant son séjour au Guatemala il écrit deux nouvelles et entreprend Combat de Nègre et de chiens qu’il achèvera à Paris.

1979. Centre culturel de la Communauté française de Belgique à Paris : mise en voix de Combat de nègre et de chiens par Gabriel MONNET, diffusée par France-Culture en janvier 1980. Le texte est publié chez Stock avec La nuit juste avant les forêts en 1980.

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Combat de nègre et de chiens est jouée pour la première fois à New-York en 1981 au théâtre de la Mamma, dans une mise en scène de Françoise KOURILSKY. La pièce est montée en Allemagne, dans plusieurs villes,dans des mises en scènes différentes.

En 1983 Patrice CHÉREAU la met en scène pour l’ouverture du théâtre des Amandiers à Nanterre. Elle est ensuite montée à Bordeaux, en Allemagne Fédérale, Allemagne de l’Est, Autriche, Suisse, Yougoslavie, Danemark, Hollande, ltalie, Espagne, Finlande, Afrique du Sud,… Rencontre avec Claude STRATZ (assistant de Patrice CHÉREAU). Claude devient son lecteur et interlocuteur privilégié.

1980, voyage en Afrique (Mali, Côte d’Ivoire).

En 1982, BERNARD-MARIE KOLTÈS traduit une pièce d’Athol FUGARD, The blood knot (Le lien du sang) qui est mise en scène par Yukata WADA au festival d’Avignon.

Entre 1981 et 1985, BERNARD-MARIE KOLTÈS fait plusieurs séjours de quelques semaines à New-York.

1984 : Jérôme LINDON, des Éditions de Minuit, publie La Fuite à cheval. Il éditera ensuite tous les textes de Bernard-Marie KOLTÈS.

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1983-1985 : écriture de Quai ouest. Première à Amsterdam au début de l’année 1986, puis mise en scène de Patrice CHÉREAU à Nanterre la même année. Depuis 1986, la pièce est montée dans toute l’Europe, puis dans le monde.

En 1985, BERNARD-MARIE KOLTÈS écrit un scénario pour le cinéma, Nickel Stuff, qu’il voudrait réaliser lui-même. Il rêve, pour ce film, de John Travolta. Le scénario est achevé, mais son projet de réalisation abandonné.

Tabataba est jouée une seule fois à Avignon en 1986, dans une mise en scène d’Hammou GRAIA.

BERNARD-MARIE KOLTÈS commence un nouveau roman qui restera toujours en chantier, un seul chapitre intitulé Prologue étant achevé.

Dans la solitude des champs de coton est mise en scène pour la première fois à Nanterre en 1987 par Patrice CHÉREAU. La pièce est montée dans les cinq continents.

En 1987, Luc BONDY lui commande une traduction du Conte d’hiver de SHAKESPEARE, pour sa mise en scène programmée en 1988.

Le retour au désert, écrite pour Jacqueline MAILLAN et Michel PICCOLI, est créée par Patrice CHÉREAU en septembre 1988 au Théâtre du Rond-Point à Paris.

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La dernière pièce de BERNARD-MARIE KOLTÈS écrite en 1988, Roberto Zucco, est créée à la Schaubühne de Berlin en 1990 par Peter STEIN. Elle est jouée pour la première fois en France en 1991 au T.N.P. de Villeurbanne, puis au Théâtre de la Ville, dans une mise en scène de Bruno BOËGLIN. (La pièce sera interdite à Chambéry). C’est sans doute la pièce de KOLTÈS la plus jouée dans le monde.

Malade depuis quelques années, son état de santé s’aggrave au cours de 1988. Dans l’hiver 88-89, il voyage de Lisbonne au Mexique et au Guatemala, à Paris, puis finalement encore à Lisbonne où il reste un mois.

Il revient à Paris où il meurt, quelques jours plus tard, le 15 avril 1989.

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