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Parution | Dans la solitude de Bernard-Marie Koltès, ouvrage collectif

En juin, aux éditions Hermann                     

Cette année, Dans la solitude des champs de coton était au programme des khâgnes de lettres pour l’entrée aux grandes écoles : l’occasion pour Sylvie Patron, Christophe Bident et Arnaud Maïsetti, de réunir des textes de chercheurs et d’enseignants, spécialistes de Koltès ou de théâtre, autour d’une œuvre qui, près de trente ans après, demeure inépuisable. L’occasion aussi de faire un point sur l’état de la recherche sur Koltès, où les questions de langue et les interrogations politiques se côtoient, où la scène comme la page est l’objet d’un défi adressé à celui qui veut l’entendre. L’occasion enfin de donner à lire cette pièce non seulement à des étudiants, mais aussi à des lecteurs, spectateurs attentifs au dépli d’un dialogue qui ne cesse pas d’être l’enjeu d’une énigme, celle d’un monde et la nôtre.

AM

On peut commander l’ouvrage en ligne sur le site des éditions Hermann

Les contributeurs :

CONTRIBUTEURS : Christophe Bident, Arnaud Maïsetti, Sylvie Patron, Isabelle Barbéris, Anne-Françoise Benhamou, Florence Bernard, Yannick Butel, Jean-Patrice Courtois, Catherine Doroszczuk, Amin Erfani, Chloé Larmet, Arnaud Maïsetti, Jérémie Majorel, Régis Salado, Christophe Triau, et Laurent Zimmermann.

Présentation de l’ouvrage :

Bernard-Marie Koltès (1948-1989) a laissé l’image d’un homme souriant, éternellement jeune, à l’énergie romantique et au destin tragique. Il a multiplié les rencontres et les voyages, s’est intéressé tant au roman, au cinéma et à la peinture qu’au théâtre. Dans les années 80, son compagnonnage avec Patrice Chéreau, tout récemment disparu, a forgé sa reconnaissance internationale. Il aimait les acteurs et a obtenu de Jacqueline Maillan comme d’Isaach de Bankolé, d’Yves Ferry comme de Maria Casarès, qu’ils interprètent ses pièces. Pourtant, son sens de l’amour, homosexuel ou amical, ne s’est jamais départi d’un sentiment de profonde solitude. Au programme, cette année (2014), des concours d’entrée aux Écoles Normales Supérieures d’Ulm et de Lyon, Dans la solitude des champs de coton met aux prises un dealer et un client dans de longs monologues croisés, qui se coupent et s’accélèrent à mesure qu’ils s’approchent d’un dénouement sans résolution. Ce numéro s’engouffre dans les méandres d’une pièce sur laquelle Patrice Chéreau sera revenu trois fois, livrant en autant de mises en scène des interprétations toujours plus profondes et séduisantes.